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Balaert – Wallet, Les biclounes de l’Argilière, Presse

« Ce livre relate l’histoire de la cité Jules Uhry, de l’installation des premiers habitants, en 1929, à sa destruction en décembre 2005. Le premier travail des auteurs a été de recueillir les témoignages des anciens habitants de cette cité. Les deux auteurs ont choisi « le souffle du roman », pour combler les imprécisions, les oublis, les absences de témoignages. C’est un album de famille dans lequel chacun  retrouvera le cher visage de son passé, car l’histoire appartient à tout le monde et chacun en est l’acteur ». Le Courrier Picard Camille Bourguignon – 7 juillet 2007

  «  De matière sensible, drôle et toujours émouvante, les deux auteurs ont tiré de ces témoignages un roman nourri de vraies tranches de vie. L’histoire est celle de Léon et de sa famille racontant leur existence dure mais solidaire. Un livre lumineux, qui réchauffe le coeur et replonge les lecteurs dans la vie de leurs grands-parents ou arrière-grands-parents, avec un sourire aux lèvres et une larme à l’œil. » A.H., Le Parisien, 16 décembre 2007

Diaporama: la destruction de la cité, décembre 2005  (photos Ella Balaert)

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E. Balaert, co-auteur R.Wallet, Les biclounes de l’Argilière

  Ella Balaert et Roger Wallet

  Les biclounes de l’Argilière, roman

  Broché

  223 pages

   Editions Mons ad Theram (2007)

   IBSN: 978-2-9529439-0-1

Résumé:

Décembre 2005 : la cité Jules Uhry de Montataire (Oise), construite en 1929,  disparaissait sous les coups des pelleteuses. C’est la mémoire de ses habitants que retrace ce roman, écrit à partir d’entretiens réalisés sur place.

On y suit, sur trois générations, les joies et les peines, les espérances et les difficultés d’une famille (imaginaire), dont l’histoire plonge au cœur des orages et des utopies du XXè siècle.

Presse:

« Ce livre relate l’histoire de la cité Jules Uhry, de l’installation des premiers habitants, en 1929, à sa destruction en décembre 2005. Le premier travail des auteurs a été de recueillir les témoignages des anciens habitants de cette cité. Les deux auteurs ont choisi « le souffle du roman », pour combler les imprécisions, les oublis, les absences de témoignages. C’est un album de famille dans lequel chacun  retrouvera le cher visage de son passé, car l’histoire appartient à tout le monde et chacun en est l’acteur ». Le Courrier Picard – Camille Bourguignon – 7 juillet 2007

«  De matière sensible, drôle et toujours émouvante, les deux auteurs ont tiré de ces témoignages un roman nourri de vraies tranches de vie. L’histoire est celle de Léon et de sa famille racontant leur existence dure mais solidaire. Un livre lumineux, qui réchauffe le coeur et replonge les lecteurs dans la vie de leurs grands-parents ou arrière-grands-parents, avec un sourire aux lèvres et une larme à l’œil. » A.H., Le Parisien, 16 décembre 2007

Galerie photos: la destruction de la cité, décembre 2005  (photos Ella Balaert)

 


Ella Balaert, Sylvain, présentation

Ella Balaert,

Sylvain ou l’esprit des bois, roman

Broché, 119 pages

Editeur : Encrage (2009)

Collection : Romans

ISBN-10: 2911576985

Résumé:

Sylvain est un grand amateur de jeux en tous genres: au moins, au jeu, dit-il, on a une chance de gagner, à la différence de la vraie vie. où les dés sont pipés. Il  doit passer quelques jours en forêts de l’Oise  pour les besoins d’un jeu de rôle grandeur réelle.

Sa mission ?  Rejoindre le Peuple de la Forêt. Son avatar? Esus, le dieu gaulois. Sa première épreuve ? Franchir « le trou des âmes » d’un mégalithe, dit de La pierre aux Fées,  à Villers Saint Sépulcre.

Le passage est initiatique car de l’autre côté, l’attendent, et de pied ferme, tous les fantômes qui hantent  les forêts de l’Oise, les clandestins de l’histoire, les bannis des sociétés humaines, proscrits historiques ou figures de légendes, à qui la forêt depuis toujours  prête  asile et refuge : en l’entraînant jusqu’au plus profond des futaies, c’est aux temps chamaniques et préhistoriques qu’ils vont faire remonter Sylvain, afin qu’il puisse renaître au réel.

Pour en savoir plus:  Les forêts de l’Oise

Toute l’histoire de ce roman se passe dans les forêts de l’Oise, que le personnage traverse en remontant le temps. Lieux, dates, noms sont exacts. Les voici, dans leurs grandes lignes:

  • La pierre-aux-fées de Villers St Sépulcre (photographiée par Bruno Maimbourg, du Groupe de Recherche sur l’Histoire Locale de Villers St Sépulcre – suivre le lien)
  • Les grandes allées sableuses de la forêt de Chantilly, près de l’hippodrome
  • Scène de chasse à courre à Chantilly, pendant la mini-tornade de 2006
  • Deuxième guerre mondiale à Rimberlieu : la Résistance près de Compiègne, la nuit du 27 août 1943. Six hommes abattus dans le kiosque à musique. A Champlieu, 14 juin 43 : parachutage de 18 futs d’armes.
  • Juin 1882, le long du Thérain (Beauvais, Mouy) , le travail des enfants aux brosseries Fleury.
  • 23 mars 1789 : rédaction d’un cahier de doléances dans le baillage de Senlis (suite à la convocation des Etats Généraux), établi d’après les Cahiers publiés par les archives départementales en 1999
  • La grande Peur dans la région de Sacy, Nointel
  • Les trois Jeanne: Jeanne Harvilliers (de Verberie) brûlée comme sorcière en 1578 , Jeanne Hachette (de Beauvais) acclamée en 1530 et Jeanne d’Arc arrêtée à Compiègne, brûlée en 1431.
  • 1571 sous Charles X : un loup garou est exorcisé près de Villers-Cotterêts
  • La Tour-aux-grains de Vaumoise, domaine des brigands comme Mandrin ou Cartouche avant qu’elle ne soit rasée.
  • La pierre torniche du Mont St Médard et les légendes liées aux forêts de la région : Ganelon, Gargantua, la Marie Greuette, la montagne Chateau-fée, le vilain Tord-Chêne, Blaisot le géant sans tête et quelques saints céphalophores…
  • Warluis, site mésolithique, entre 5000 et 9000 avant JC. On y a retrouvé en 2006 les traces d’une activité préhistorique. Chasseurs préhistoriques rassemblés autour d’un chaman en qui s’incarne le dieu cornu, dieu de la chasse, paré de bois de cerf. Nous sommes avant l’ère chrétienne, les arbres sont encore sacrés. Le dieu cornu n’est pas encore le diable.

Bibliographie:

  • DRAC de Picardie : Rapport au Parlement sur l’archéologie (site de Warluis, notamment)
  • Beal Jacques: La sorcellerie en Picardie, éd. Horvath, 1983
  • Belot JM : Géographie mythique de la forêt de Compiègne, Crépy-en-Valois
  • Bernet Jacques et Jean-Pierre Besse: L’Oise, deux siècles d’histoire, Encrage, 1998
  • Bonnet-Laborderie Philippe: Art et histoire dans les pays d’Oise de la préhistoire à nos jours . G.E.M.O.B., 1987 – (vestiges préhistoriques et classiques)
  • Brosse Jacques: Mythologie des arbres, Payot, 1989
  • Carnoy Henry: Littérature orale de Picardie (contes recueillis principalement dans la Somme), éd.Maisonneuve et Larose, 1967
  • Chevalier Jean. et Alain Gheerbrant: Dictionnaire des symboles, Robert Laffont/Jupiter, 1969.
  • Coll, Périodique : Halatte entre nature, légendes et histoire, mai 2006
  • coll. CDRom : La résistance dans l’Oise, Aeri, 2003.
  • coll. L’Oise, de la préhistoire à nos jours, éd. Bordessoules, 1990
  • Crew Judith : Le symbolisme de la forêt et des arbres dans le folklore
  • Eliade Mircéa: Initiation, rites, sociétés secrètes, (chapitre V: initiations chamaniques), Gallimard, coll.Idées, 1959
  • Graves Louis: Notice archéologique sur le département de l’Oise (les vestiges et leurs légendes), Office d’édition du livre d’histoire, 1996
  • Leblond Jean-François: Hommes et traditions en Picardie, Martelle, 2001
  • Nerval, Les filles du feu (Sylvie, Chansons et légendes du Valois), 1853
  • Rocray Paul-Emile: La symbolique des arbres, Communication présentée en 1997 à la société de l’Arbre du Québec
  • Simon Hélène: Les Cahiers de doléances des Pays de l’Oise en 1789, transcrits et présentés, Archives Départementales, Conseil Général de l’Oise, 2 tomes : Bailliage principal de Senlis (1999) et Bailliages divers (2001)

Extraits:

« Le jeu prenait un tour imprévu. Un regard à sa montre lui apprit qu’il était à présent remonté au 28 août 1943. Voilà qu’on le plongeait dans l’enfer de la seconde guerre mondiale. Que devait-il faire? Avait-il un rôle à jouer? Devrait-il choisir son camp? Ce Peuple de la Forêt, qu’il devait rejoindre, était-ce le peuple de la nuit et de l’ombre? Sylvain avait pratiqué quelques jeux vidéos sur cette période, mais il n’avait jamais participé à des jeux de rôle la prenant pour toile de fond. Il fouilla dans son sac, à la recherche de quelque chose à manger qui l’aiderait à réfléchir. Sa main toucha le bout de cerf: il le déplaça, surpris de sentir que l’os, de nouveau, était tiède au creux de sa main et diffusait une lueur orangée. « 

(…)

« L’homme marmonnait des paroles dont Sylvain ne pouvait pas comprendre le sens littéral. Mais il était clair qu’elles invoquaient le dieu des chasseurs, le priant de sacrifier une de ses bêtes pour la survie du clan en permettant à celui qui allait se battre -Sylvain, que l’on montrait du doigt, qui allait donner sa sueur et peut-être verser son sang- de tuer le grand cerf.

Puis le chaman entra en transe. Les yeux révulsés, le corps convulsif  en qui s’incarnait le dieu cornu des temps les plus reculés, paré de bois de cerf, celui qui inspire aux hommes la peur panique du grand Tout, dans sa toute-puissance, dans sa toute-abondance, le dieu dont les cornes fécondent, en la fouillant, la chair du monde, mariant le vif au mort et l’homme au féminin, en ces temps magiques, avant notre ère, où les dieux n’étaient pas encore des démons, ni les prêtres des sorciers, en ces temps magnifiques où les forêts enchantées avaient encore quelque chose de sacré.

Puis le chaman sembla s’assoupir. Le son du tambour diminua. Sylvain quitta le clan. Ainsi son heure était venue. À n’en pas douter, ce serait au cours de cette ultime rencontre que se jouerait son épreuve finale. »