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En passant

Leitura furiosa

Retour de Leitura Furiosa à Amiens

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J’y ai passé trois jours avec un groupe d’enfants du voyage. On a fait connaissance, on a écrit un texte à partir du nom de leurs caravanes, des bouts d’histoires qu’ils ont inventés, des récits que je leur ai racontés, on a visité le Musée de Picardie, on a été dans la librairie de Stéphane (Pages d’encre) dépenser les bons d’achat qui leur avaient été offerts, on a partagé des repas, des moments de rigolade et d’autres plus sérieux, et le troisième jour, on a été écouter notre texte lu  par un autre groupe d’enfants sur la grande scène de la Maison de la Culture d’Amiens. Comme ils étaient fiers d’eux! Et moi aussi!

Puis on a écouté les autres textes, des autres groupes, puisque Leitura furiosa est une opération de vaste envergure qui rassemble plus d’une vingtaine d’écrivains, simultanément à Amiens et  au Portugal, autour du projet de lutter contre l’illettrisme ou l’exclusion.

Le titre de notre texte: « Contes voyageurs ».

 

 

 

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Ella Balaert Compte-rendu atelier « romans épistolaires » (luçon)

Ouh la la ! ce qu’ils sont petits, les enfants ! A peine sortis du CP, à peine à l’aise, pour certains, dans l’écriture du nom et de la date du jour… et l’on va ensemble « écrire des histoires » , avec des personnages, avec des sentiments, avec de l’action… ! Je suis aussi impressionnée qu’eux mais je le montre moins (enfin, je crois…).

 On se met vite au travail : les groupes formés, on sort les images qui nous serviront de support et de point de départ. Les associations viennent assez facilement : d’abord entre les images, puis entre les idées, puis arrivent les mots. A l’oral, pour commencer, et là ça va encore très bien. Mais il  faut ensuite passer à l’écrit. Et là, ça se complique … On fatigue. On interroge : il en faut combien, de mots ? mettez-m’en un(e) livre, ça suffira. Comment ça, écrire, ce n’est pas parler ? La première séance est déjà finie : il y en a qui ont écrit deux lignes, d’autres, deux paragraphes : pas grave, c’est, comme en amour, le premier mot qui est le plus difficile. On se quitte sur des consignes de recherche : qu’est-ce qu’on mangeait en Egypte antique ? A quoi ressemblait un château du moyen-âge ? Qu’est-ce qu’on décrit dans un portrait ? (Comment ça, un résumé d’histoire, ce n’est pas une histoire ?).

Et voilà. On a échangé des lettres.  On s’est revu, et, petit à petit, la confiance en eux venant et grâce à la sollicitation de leur maîtresse, Martine, les histoires ont pris corps, et chair. De vraies histoires, avec des personnages, des filles et des garçons de tous les âges, avec des sentiments, de la haine, de la jalousie, de l’amour et avec de l’action, des guerres et des mariages.

Eux, je ne sais pas. Mais moi, je suis drôlement impressionnée ! ouh la la !