– littérature

Ella Balaert

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces

Très heureuse ! Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces
est à paraître le 8 octobre aux Éditions des femmes-Antoinette Fouque
sous cette très belle couverture (peinture Dorothéa Tanning)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation des éditrices :

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces rassemble des nouvelles qui se présentent sous la forme d’un bestiaire dans lequel le fantastique entraîne moins le lecteur/la lectrice sur les voies du surnaturel, qu’il ne déchiffre les pulsions secrètes et les recoins obscurs du cœur humain.
Dans cet autre monde qui s’ouvre, on explore en réalité ce monde-ci, traversé de féroces conflits puissants/pauvres, femmes/hommes, enfants/adultes, racismes, guerres.
Mais notre monde y est augmenté de sa face obscure, où l’humour est noir, où les êtres sont hybrides et les frontières poreuses entre l’humain et l’animal, le rêve et la réalité, le moi et l’autre, la vie et la mort.
Au sein de ce dispositif, qu’Ella Balaert mène de bout en bout avec brio, la place du langage se veut paradoxale : malgré la nomination patiente des êtres et des choses (dans les nouvelles L’oie, Le bernard-l’ermite, La 6ème amibe, entre autres) il échoue à ordonner ce monde. Quoiqu’on en dise, il y reste de l’innommable, facteur de désordre, de chaos, si possible dérangeant et c’est tant mieux, car telle est la vertu de l’art de désordonner, de déranger, de poser au lecteur ou à la lectrice, tel un sphinx, l’énigme à laquelle il lui appartiendra de répondre, librement.

Extrait de la préface :

« Je tiens que le réel est présent dans chacune des nouvelles fantastiques d’Ella Balaert avec une acuité et une prégnance qui font défaut à beaucoup, sinon à la plupart des auteurs réalistes. » G-O.C.

Et aussi :

Nouvelle à paraître dans Le cafard Hérétique, 22 septembre 2020, Éditions Lunatique, Le serpent et l’oiseau


Août 2020 : Restes d’enfance

Que mangeait-on enfant ? Que nous en reste-t-il ?

Où je raconte la langue (de bœuf) que préparait ma mère (ce qui me remplissait d’effroi) et ses gâteaux à la peau de lait…

Venez vous régaler de bonnes recettes pas chères et de bons textes d’une quarantaine d’écrivain.e.s, de chef.fe.s, de journalistes culinaires dans ce recueil édité par l’association Vrac, qui favorise le développement de groupement d’achats de qualité, issus de l’agriculture paysanne/biologique et équitable, à prix bas, dans les quartiers populaires des grandes villes.

EXTRAIT :

« Dans le frigo de ma mère, à Avranches, il y avait toujours poireaux, carottes, oignons. En général, ils servaient au potage du soir. Mais parfois le dimanche, ou pendant les vacances, quand elle avait le temps, quand elle était d’humeur, ma mère demandait au boucher un morceau de viande pas cher et préparait une langue de bœuf. Je  la regardais  faire avec une grande répugnance.  Elle me laissait sans voix, cette langue rose et molle, tranchée vif, sectionnée, gisant sans corps sur la table de la cuisine.  Il fallait d’abord la faire mariner toute une nuit dans une eau vinaigrée. Puis ma mère la frottait avec les mains pour enlever impuretés et sang, la rinçait, la plongeait dans une marmite d’eau avec les légumes. Enfin, quand la langue avait cuit trois bonnes heures, il  fallait en décoller du dos une sorte de peau blanchâtre, recouverte de rugosités affreuses,  comme de petites cloques, et je regardais avec une fascination horrifiée ma mère glisser la pointe du couteau sous cette membrane pour pouvoir ensuite la retirer.  Je sentais sur ma propre langue cet arrachement – de m’en souvenir, j’en ai de nouveau la sensation sur le bout de ma langue. Mais ensuite, si on surmontait cette épreuve,  arrivait un certain plaisir.  Car c’est langoureux, une langue. Ça fond en bouche. On n’a pas besoin de mâcher, ni ses bouchées ni ses mots. Parce que c’est tout tendre, au fond.  Pas au sens de tendresse, pas au sens de langue avec des mots, parce que celle-ci  sert à lancer autant de gentillesses que de petites piques (des vacheries),  mais au sens de tendreté de l’organe musculeux (du bœuf). Et surtout, la sauce aux cornichons ou aux câpres qui piquait un peu mais qui,  en occupant ainsi  les papilles, faisait oublier la nature du plat, était délicieuse.

(…)

L’écume, la peau, la langue… On cuisine les mots comme on prépare les mets, certains sont piquants, d’autres plus doux, mais tous ont du corps et une âme, l’essentiel étant de mettre en bouche et d’ouvrir l’appétit. »

Avec Guillaume Cherel, Yahia Belaskri, Boris Tavernier, Fred Ricou, Régine Quéva, Robert Colonna d’Istria, Elisabeth Scotto, Dominique Memmi, Sophie Chabanel, Michel Quint, Samuel Aubin, Rachid Santaki,Esterelle Payani, Paule Masson, Nadia Hatroubi-Safsaf, AnneLaure Pham, Nathalie Helal, Anas Alaili, Ryoko Sekiguchi, Élisabeth Scotto, Marie-Laure Fréchet, Clémence Dénavit, Hocine Ben, Alexis Jenni … et d’autres talents encore.

A pré-commander  auprès de l’association VRAC :  11 rue Ollier, 69100 Villeurbanne. Livré après le 15 août.

Pour toute question : boris@vrac-asso.org

 

 


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Vœux 2020


Un deuxième Prix pour Petit bouton de nacre

Grand merci au jury du prix Soroptimist qui l’a choisi à l’unanimité
#clubsoroptimistBethune

J’en suis d’autant plus heureuse que les clubs Soroptimists défendent l’égalité entre les femmes et les hommes, le développement durable et la paix. Le nom Soroptimist provient d’ailleurs de l’expression « sorores ad optimum » : « sœurs pour le meilleur ». Ravie que mes trois générations de femmes qui travaillent dans la nacre entre Polynésie et ex-Picardie aient séduit le jury.

Remise du prix le 7 février au café littéraire Le Nautilus de Bethune

Petit bouton de nacre, Éditions Cours toujours


Prix du roman pour Petit bouton de nacre

Novembre 2019 : Petit bouton de nacre reçoit le prix du roman ADAN.

Organisé par l’association ADAN, il est attribué par un jury de LIBRAIRES et récompense un roman qui concerne les Hauts de France. C’est le cas de mon roman, qui se passe en partie dans les usines nacrières de l’Oise, autour de Méru.

Avec Annie Degroote et Franck Thilliez, marraine et parrain du prix et de la soirée

Un grand merci à tous !


Rentrée scolaire 2019 : le roman Le Pain de la Liberté conseillé aux futurs élèves du collège Stanislas de Paris

https://etudiant.lefigaro.fr/article/les-livres-que-les-eleves-du-college-stanislas-doivent-lire-cet-ete-avant-d-entrer-en-sixieme_d1cb2cbc-ae0d-11e9-827c-34ed644f71db/

« Au travers des yeux de la jeune héroïne, le lecteur découvre la vie quotidienne à Bordeaux à l’aube de la Révolution Française. Très bien rédigé, guidé par le suspense, ce récit évoque également la joie que procurent l’amitié et les liens de fratrie et met en avant de belles valeurs telles que le courage, la liberté, l’honnêteté, la bonté, et la joie de vivre. »

Le Pain de la Liberté, Gulf Stream éditions


nouvelle publication – avril 2019

Dans le numéro 4 de la revue Apulée (Zulma), sur la traduction, mon « intime définition » du mot Brume en baies du Mont Saint-Michel et de Saint Brieuc. Mais cette définition est-elle seulement traduisible ?

Avec la réponse de Yahia Belaskri, le sens personnel de ce même mot Brume chez lui, dans sa ville (Oran), dans sa mémoire, et sa traduction (Dhabab).

Et un bref conte dans lequel j’imagine, à côté de la tour virile de Babel, condamnant les hommes au bégaiement de leurs langues brouillées, le tapis volant des Babils de 1001 femmes – hommage aussi aux Causeuses de Camille Claudel.



Deux nouvelles publications – mars 2019

Un couple d’enfer, nouvelle

Écrite pour, et publiée dans la bibliothèque mobile de la MEL (Métropole Lilloise) : https://asuivre.lillemetropole.fr

Toute une bibliothèque numérique gratuite de textes brefs et BD à télécharger. Voir ce que dit le site Actualitté de cette initiative : https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/metro-tramway-ou-bus-toujours-de-quoi-lire-avec-bibliomobi/92268

La marelle – juin 2019

Texte écrit pour L’Art en chemin : Imprimé et plastifié, il sera une des étapes littéraires d’un chemin de lecture installé à partir de juin 2019 et durant tout l’été dans le parc écologique de Senlis et à Rully, dans l’Oise. Il est aussi lisible ici: https://www.lartenchemin.com/les-auteurs-2019.html



Agenda: apéro-lecture à Abbeville et signature à Paris

10 mars 2019 :

Dans le cadre du Salon du livre d’Abbeville (Somme), j’aurai le plaisir de partager un apéro-lecture avec Jacques Darras de 11h30 à 12h30. Nous lirons des extraits de nos deux textes parus aux Éditions Cours Toujours, J. Darras : La gaufre vagabonde, et moi : Petit bouton de nacre ( qui vient d’être sélectionné pour le prix Soroptimist ( Hauts de France )

16 mars 2019:

Signature de Petit bouton de nacre sur le stand des éditeurs de Hauts de France, le samedi 16 mars de 10 h à 12 h


Un nouvel objet dans L’e-musée de l’objet

La grolle, vous connaissez ?
Venez découvrir ce que c’est dans L’e-musée de l’objet, le site où j’accueille vos objets « infra-ordinaires », selon le mot de Pérec.

https://objetsdefamille.wordpress.com

Et à votre tour, n’hésitez pas à déposer un court texte et un visuel, sur un objet cher à votre âme (ou pas, on y évoque aussi des objets détestés)…


Salon du livre de Creil

Retour pour un jour dans l’Oise 

samedi  17 novembre à la Faïencerie de Creil


Coup de cœur libraire

Merci à la librairie Le marais du livre

Coup de cœur d’Elisabeth Chombart pour  Petit bouton de nacre

coup de coeur librairie Hazebrouk


Lieux de vie : photos

Mémoire de lieux  :

https://ellabalaert.com/2010/12/30/biographie/#jp-carousel-5022


les collages de Sophie

Septembre 2018

Invitée à la fête du livre de Merlieux (Hauts de France, 30 septembre) pour Petit bouton de nacre, Prenez soin d’elle et Placement libre, j’ai reçu ces sympathiques collages de Sophie Gauthier, qui travaille à la programmation du salon. Merci à elle !

collage merlieux placement libre

collage merlieux nacre

Prochaines rencontres:

Bibliothèque de Saint Erme, samedi 15/9

Fête de Merlieux, 30 septembre

Salon de Creil, 17 novembre

 

Et un joli projet dans le Lot et Garonne autour de la lecture de paysages durant le semestre.

En attendant la résidence à la villa Mont-Noir,  de Marguerite Yourcenar.

 


Petit bouton de nacre

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Format 13 x 18 cm
96 pages

EAN 978-2954636283

Avec un carnet de curiosités couleur

Interview sur les coulisses du roman à lire ici

PRIX DU ROMAN ADAN 2019  : organisé par l’association ADAN, ce prix est attribué par un jury de LIBRAIRES des Hauts de France.

PRIX SOROPTIMIST 2019 : organisé par le Club de Béthune de l’ONG Soroptimist

Le mot de l’éditrice:

Hérémiti, Monique-Mohéa, Poéma… Trois générations de femmes, de 1947 à nos jours.
Deux univers : celui des pêcheurs de coquillages dans le Pacifique et celui des industries de Méru, « capitale de la nacre », dans l’Oise.
Le tout boutonné par un petit morceau de nacre qui va peser sur le destin de ces femmes passionnées, avides d’amour, de vérité et de liberté.
Avec sa plume subtile, malicieuse et sensuelle, Ella Balaert nous entraîne dans une saga familiale bien cadencée, aussi ronde et ciselée qu’un bouton de nacre.

On peut trouver ce roman en librairie   ou le commander en ligne (via le site de vos librairies indépendantes préférées ou sur  lalibrairie.com  Decitre, Fnac, Espace culturel Leclerc) ou encore le commander directement auprès des Éditions Cours Toujours 

Réactions :

8 Novembre 2019, La Croix du Nord

« Si l’histoire est belle, c’est aussi parce que l’écriture nous caresse comme les alizés ». Jean-Michel Stievenard

9 Novembre 2019, La voix du Nord :

« Une histoire « pleine de sensibilité et de sensualité », a résumé Hervé Leroy, qui rapproche les pêcheurs de nacre du Pacifique et les fabriquants de boutons de l’Oise. »

Octobre 2019, L’ivresse littéraire :

« Nous oscillons entre la chaleur du soleil, les parfums iodés de Tuamotu et le gris Picard… Entre les désirs et les réalités trompeuses. Entre les douceurs et les discriminations. Dans un entre-deux fait de remous, de ressacs, le cœur se laisse tantôt bercé, tantôt submergé par les vagues de cette saga familiale… Un roman tout en finesse »… la suite ici: http://www.livresselitteraire.com/2019/10/petit-bouton-de-nacre-de-ella-balaert-dun.html

Athénaïse Merriaux, Eulalie, octobre 2018  et Actualitté: :

« Quel joli texte ! A mots subtils et toujours dans la réserve, l’autrice épand le long de ses 96 pages les arômes capiteux et troublants de l’atoll des Tuamotu ou les odeurs de l’usine du Nord, acides.  » la suite ici : https://fr.calameo.com/read/004688368787539dda87a 

Elizabeth Chombard, (Coup de coeur) Le marais du livre :

« fiction courte au puissant pouvoir évocateur. Ce texte est une réussite littéraire… le destin de ces héroïnes vous poursuit longtemps… »

Yves Mabon, Babelio : https://www.babelio.com/livres/Balaert-Petit-bouton-de-nacre/1042499 :

« Fin et délicat, touchant et beau tout simplement (…) Comme à son habitude, Ella Balaert parle des femmes avec la grande tendresse qu’elle a pour ses héroïnes et que l’on ressent nous aussi lecteurs »  blog d’Yves Mabon

Sophie Gauthier,  sur Babélio

« Lumières et ombres, drames et joies, vie et mort, le roman d’Ella Balaert nous entraîne dans un fabuleux voyage (…). La structure circulaire du récit est malicieusement à l’image de ce petit bouton de nacre qui ouvre de multiples pistes interprétatives. Un roman tout en reflets subtils et en diaprures poétiques » . Sophie Gauthier

Annie-France Belaval, sur Lecteurs.com et Babelio

« Ella Balaert écrit avec sensibilité et justesse l’histoire de trois femmes malmenées par la vie… »

la suite sur Lecteurs.com

Post Scriptum:

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Très émue d’avoir reçu au courrier ces petits boutons de nacre, de l’ancienne fabrique de Sainte Geneviève, encartés spécialement pour mon personnage de Monique / Mohéa par Christiane G, qui m’écrit l’avoir fait « en pensant avec émotion à toutes les dames dont c’était le 31598674_1909088559122909_765529576360116224_nmétier ». Ils proviennent d’une ancienne fabrique de Sainte Geneviève, dans l’Oise.

Auparavant, il y avait eu ce  cadeau de Mauricette P., au cours de ma résidence à la BDP de l’Oise sur le thème du travail féminin.


Sélection prix Louis Guilloux

Été 2018 :

Très heureuse d’apprendre que Prenez soin d’elle (Éditions des Femmes) vient d’être sélectionné, avec neuf autres titres, pour le prix Louis Guilloux.  Le résultat sera proclamé en octobre.

Porté par les Côtes d’Armor, ce prix récompense  chaque année un texte romanesque pour ses qualités littéraires et  sa  pensée humaniste, par fidélité à Louis Guilloux, auteur briochin (15 janvier 1899-14 octobre 1980).
Pour découvrir le sens que L. Guilloux donnait à cet humanisme, lisez Compagnons ! Une histoire d’amitié, de travail, de souffrance, de liberté. Ou comment, à partir  de deux personnages campés dans leur quotidien, raconter une histoire universelle.

 

 

 


Prenez soin d’elle

Deux nouveaux articles sur Prenez soin d’elle (Editions des femmes) :

 

Dans Médiapart :

« Après l’exploration du vertige qui étreint face à la nécessité de se choisir une place dans le monde, la romancière Ella Balaert poursuit dans « Prenez soin d’elle » sa réflexion littéraire sur la position existentielle de l’individu en interrogeant le thème de la responsabilité … de l’individu face aux autres, mais surtout face à son propre destin … »

Home Mediapart

lire la suite ici, sous la plume d’Emmanuelle Favier :  https://blogs.mediapart.fr/emmanuelle-favier/blog/230318/ella-balaert-les-mots-pour-le-taire

Dans Les lettres Françaises :  

“Le grand talent de l’auteure réside dans dans la manière singulière qu’elle a de voir le monde de l’intérieur et de traduire avec pudeur et sensibilité toutes ces “peines à vivre” si bien cachées, ce rapport à l’autre, aux autres. Laissons-nous guider par la profondeur de son chant…”

home page lettres françaises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout l’article signé de Marc Segaert  ici : http://www.les-lettres-francaises.fr/2018/03/ella-balaert-roman-jours-pleins-de-nuit/

Et le roman lui-même… c’est ici :

https://www.desfemmes.fr/litterature/prenez-soin-delle/

 

 


Prenez soin d’elle (2018)

Couv Prenez soin d'elle

Éditions des Femmes

178 pages

13 €

EAN 9782721006806

On peut le  trouver en librairie ou le commander, auprès de son libraire ou en ligne (LaLibrairie.com,  Leslibraires.fr  sites  de commande des libraires indépendants,  Decitre, Fnac, Espace culturel Leclerc etc ) ou encore sur le site des Éditions des Femmes 

Roman sélectionné pour le prix Louis Guilloux 2018

Le mot des éditrices :

Saint-Malo. ” Prenez soin d’elle se déroule sous l’œil d’une chatte, Madame Kosta, enfermée dans l’appartement de sa maîtresse, Jo, qui se trouve dans le coma, à l’hôpital, après une tentative de suicide. Elle a laissé un message : « Prenez soin d’elle ». Ses proches, amie d’enfance, amant, frère, père… se trouvent alors requis par la bienveillante gardienne de l’immeuble de venir chez elle à tour de rôle pour honorer ce souhait, sans savoir si Jo survivra. Ces visites sont l’occasion pour chacun d’un retour sur soi pour tenter de comprendre ce qui n’a pas été, ce qu’ils n’ont pas vu, pas compris. Les personnages se révèlent à eux-mêmes, tombent le masque, recouvrent la mémoire et s’ouvrent aux autres, le sentiment de culpabilité libérant leur capacité à pardonner et à aimer. Il y aura bien une mort mais pas celle à laquelle l’on pouvait s’attendre. L’écriture infiniment sensible et toute en réserve d’Ella Balaert, alliée à une construction d’une rigueur quasi clinique, emporte loin dans les profondeurs du rapport à l’autre.”

Dans les médias :

 

couv NQL ,  1er juin 2018 :

« …style raffiné, chatoyant, éclectique, maîtrisé, concis… c’est l’histoire d’une chatte qui devient folle de rage… »  Michel Juffé

logo-actualitte Actualitté  oct. 2018 et Eulalie n° 26, mai 2018 :

« Avec son habituelle maîtrise de l’introspection, Ella Balaert reprend les thèmes qui lui sont chers : le masque social, l’identité, le poids des mots ou leur inanité ». Alexandra Oury

https://www.actualitte.com/article/livres/il-faudra-prendre-soin-d-elle-puisque-je-suis-partie/91214

https://www.calameo.com/books/0046883685fc43e059a26

cropped-Logo_LF_-dec2015 ,  mars 2018 :

“Le grand talent de l’auteure réside dans dans la manière singulière qu’elle a de voir le monde de l’intérieur et de traduire avec pudeur et sensibilité toutes ces “peines à vivre” si bien cachées, ce rapport à l’autre, aux autres. Laissons-nous guider par la profondeur de son chant.” Marc Segaert  Tout l’article ici: http://www.les-lettres-francaises.fr/2018/03/ella-balaert-roman-jours-pleins-de-nuit/

France 3 , Le 19/2/218, Par ici le livre à partir de 18’44 : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/jt-1920-picardie

Médiapart : le 23/3/2018, par Emmanuelle Favier : la suite ici: https://blogs.mediapart.fr/emmanuelle-favier/blog/230318/ella-balaert-les-mots-pour-le-taire

« Après l’exploration du vertige qui étreint face à la nécessité de se choisir une place dans le monde, la romancière Ella Balaert poursuit dans « Prenez soin d’elle » sa réflexion sur la position existentielle de l’individu en interrogeant le thème de la responsabilité … de l’individu face aux autres, mais surtout face à son propre destin« .

Le cri de l’ormeau, 27/3/2018 : http://www.cridelormeau.com/ella-balaert-prenez-soin-d-elle

 » Des réflexions qui nous interpellent… Un bel hymne à la vie… « 

Le Courrier picard, mars 2018 :

Belle écriture où se joue la finesse des sentiments, ce roman interroge notre nature profonde…” S. Payet

Encres Vagabondes,  février 2018 :

Livre tout en nuances et subtilité sur notre société, la solitude et les relations humaines …  Et c’est simplement rare, beau, profond et émouvant. ” D. Baillon-Lalande  La suite ici : http://www.encres-vagabondes.com/magazine4/balaert5.htm

logo radio Aligre Radio Aligre , La vie est un roman : entretien avec Y. Tenret à partir de 25’30  http://aligrefm.org/programmes/les-emissions/la-vie-est-un-roman/la-vie-est-roman-06-mars-2018.html 

Jean-Paul Galibert : Blog de philosophie : https://jeanpaulgalibert.wordpress.com/…/peut-on-faire-de-…/

«  Un grand roman pour aimer l’être humain tout entier, de la lucidité à l’espoir… la suite logique de son roman précédent Placement libre, si sensible à toutes les formes du combat pour la place, et donc pour la pure et simple existence  »

Yves Mabon : Lyvres :  http://www.lyvres.fr/2018/03/prenez-soin-d-elle.html

« Un roman …qui va au plus profond de nos questionnements les plus intimes… L’écriture est fine et sensible, délicate et franche, elle touche profondément et va au plus près des émotions. »

Odile Marteau Guernion : https://superrollingwords.blogspot.com/2018/09/47-prenez-soin-delle-de-ella-balaert.html

« très beau roman qui engage le lecteur dans une réflexion sur les rapports humains … sur la famille et sur la mort »

Extrait :

« Seule dans l’appartement, Rachel se laisse tomber sur les genoux. Elle reste ainsi longtemps immobile, dos voûté, tête baissée. Elle ne s’aperçoit pas qu’elle parle à voix mi-haute.
… tu disais “si ça se trouve la vie, c’est comme dans les cartoons, on pédale dans le vide mais on ne le sait pas, on avance on ne se rend pas compte que le sol a disparu puis tout à coup on s’en aperçoit alors on tombe, tout droit ”, tu disais ça en riant et en t’accrochant aux chaises, vaguement saoule et je ne me méfiais pas, moi Rachel ton amie d’enfance je n’ai rien vu venir et toi, est-ce que tu t’en es rendu compte, quand le sol s’est dérobé et que tu es tombée, tu étais tellement une fille sans histoires, pas comme moi, pas comme Pascale tu te souviens de Pascale au lycée, quelle embrouilleuse celle-là, pourquoi je pense à Pascale, pourquoi maintenant, des problèmes on en a tous mais toi tu n’en faisais pas tout un plat, les choses paraissaient faciles avec toi, c’était quand, il y a un an à peine, on avait trop bu tu te souviens c’était drôle…
Rachel se tait. On n’a pas idée de rire à un moment pareil, qu’est-ce qui lui prend, quelle honte. Elle redresse la tête et regarde autour d’elle nerveusement. Personne. Juste la chatte, assise, toute droite, à l’entrée du salon. »


Théâtre

L’échafaudage

 « Le vingt et unième siècle sera acrobatique ou ne sera pas » Peter Sloterdijk

  • Broché: 280 pages
  • Éditeur : Écritures Théâtrales Grand Sud-Ouest (18 octobre 2017)
  • Collection : THÉÂTRALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2918880329
  • ISBN-13: 978-2918880325

On peut commander le livre sur le site de l’éditeur   : https://www.etgso.com/edition.html

L’acheter en ligne : Espace culturel Leclerc : https://www.culture.leclerc/livre-u/litterature-u/theatre-poesie-u/theatre-u/-9782918880325-pr

ou dans les librairies partenaires https://www.etgso.com/librairies.html

Présentation:

Après une grande tempête, cinq femmes et cinq hommes se retrouvent, sans savoir comment, sur une grande structure métallique. Sous leurs pieds : le vide, le néant, menaçant. Au-dessus de leurs têtes : l’échafaudage, à perte de vue.

Alors ça y est, on est après ? demande l’un d’eux. Chacun à sa manière, ils rêvaient tous de prendre un nouveau départ : voici que l’occasion leur en est donnée. Comment vont-ils traverser la catastrophe ? À qui confier le pouvoir ? uelqu’un a du sel ? En plus, ça glisse, ce truc-là.

Peu à peu, ils s’installent et, inventant leurs propres règles, organisent un semblant de vie collective.

Mais bientôt l’un des nouveaux habitants de l’échafaudage découvre, sur le sol, un boulon. La structure serait-elle en train de perdre ses pièces ?

Pour dix personnages et chœurs

Pièce en quatre tableaux séparés par des laps de temps variables, entre quelques jours et quelques semaines.

Entre chaque tableau, un chœur chanté.

DISTRIBUTION :

ADRIEL, 35 ans

DOUBLE-SIX, 35 ans

ALBÉRIC, 40 ans

SVENN, 50 ans

CLÉON, 75 ans

NINA, 20 ans

LENNIE, 30 ans

ANGÈLE, 45 ans

GIL, 55 ans

JOSÉPHA, 60 ans

Les chœurs peuvent être chantés par les acteurs eux-mêmes.

Les Voix du Monde (verbatim fourni en fin de texte et en français mais on peut l’imaginer en  plusieurs  langues) peuvent avoir été enregistrées en amont.

Note de lecture du Centre Dramatique Des Villages né de la fusion d’Eclats de Scènes et des Nuits de l’Enclave des Papes :

 » Le texte est très bien construit car il dévoile petit à petit les différentes étapes par lesquelles passe le groupe. On pressent que cet assemblage d’individus ne va pas tenir.

Les personnages , tous très distincts et bien campés, évoluent tout au long de la pièce. La parité des personnages comporte différents âges, différentes professions. Chacun fait comme il peut avec ce qu’il est.

On retrouve dans ce groupe hétérogène les luttes de pouvoir, les atouts, les travers, les attirances, les forces et les failles de chacun.Le chœur vient en contrepoint magnifier la situation, comme une conscience collective, comme si les protagonistes formaient une seule entité… »

Lire la note en entier ici : http://comitedelectureeclatsdescenes.over-blog.com/2019/09/comites-de-2018.html

On en  débat ici, à propos de la Décratie : voir l’article et les réactions : https://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2018/03/15/ranciere-et-balaert-tirage-au-sort-et-decratie/

« si nous sommes égaux, n’importe qui est qualifié pour décider, et il faut donc tirer au sort ceux que l’on charge de telle ou telle mission. Dès lors, le vote ne serait pas vraiment démocratique. Rancière disait même que la représentation est le contraire de la démocratie, qui s’atteindrait plutôt par le tirage au sort, ou la « Décratie » pour reprendre le mot de Balaert. »

Pièce créée en mai 2017

Par la troupe de L’âme d’un sot dans le Théâtre de l’ENS à Paris.

 

Mise en scène par Chloé Galibert-Laîné
Scénographie d’Helaine Zurcher Karmensky
Musique originale et arrangements des chœurs par Olivia Pfender
Avec David Aziz Alaoui, Laetitia Basselier, Jean Briault, Martin Guillaud, Garance Nicol, Hélène Ollivier, Justine Sisman, Antoine Stehlé, Lydie Tamisier, Antoine Villard


Entretien avec Emmanuelle Favier (Médiapart)

captecran-mediapart

 

pour lire la suite… :

https://blogs.mediapart.fr/emmanuelle-favier/blog/261116/ella-balaert-ou-le-roman-d-une-lutte-des-places?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66


Placement libre, présentation

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ici Broché: 96 pages

Éditeur : DES FEMMES (13 octobre 2016)

Langue : Français

ISBN-10: 2721006592

ISBN-13: 978-2721006592

13 € en librairie ou en ligne, Lalibrairie.Com , Leslibraires.fr, Fnac, Decitre etc…

Résumé:

Une femme achète deux billets pour aller voir avec son ami, deux jours plus tard, une pièce de théâtre interprétée par un de ses acteurs préférés. Les billets sont en Placement libre. À peine sont-ils imprimés que ces deux mots, pris dans les mailles d’associations douloureuses, réveillent son inquiétude de n’avoir pas sa place ici-bas. Une partie d’elle regrette déjà cet achat. Elle a quarante-huit heures pour décider que faire : de ses billets, d’elle-même…

Par ce prisme d’un personnage singulier et de son intimité, j’ai voulu raconter quelque chose de plus général, de collectif, de notre temps : la difficulté à trouver sa place.

Printemps 2021 (Aurillac, Rennes…) : Des extraits du roman entrent dans le spectacle chorégraphié :

PLACEMENT LIBRE , PAR LE COLLECTIF A/R, Les phonolites

Durée : 50mn
Tout public
Déambulatoire – Accès libre

“Trois fois sur dix tu es mal placée et dix fois sur dix tu as peur de l’être. Tu prends en main la feuille de papier. Tu ne quittes pas des yeux le mot Placement, le mot Libre.” Ella Balaert, Placement Libre – Éditions Des Femmes Antoinette Fouque, 2016.

Expérience sur la place de chacun dans un espace commun. Invitation à se déplacer, à changer de point de vue et à se positionner autrement. Deux corps itinérants et engagés dans le mouvement, une musique classique recomposée, une prise de parole, un élan dansé, une chanson populaire, un surgissement. De cet assemblage, les lieux deviennent scènes d’exploration nouvelle et intime.
Détourner, se mettre à côté, déjouer l’action, créer un décalage, sortir du cadre.

Conception, chorégraphie et interprétation : Thomas Demay et Julia Moncla – Musique : Franz Schubert, Paul Changarnier – Dispositif sonore et Régie son : Anouk Audart – Texte : Ella Balaert – Costumes : Emilie Piat – Regard extérieur : Sébastien Hervier et Marie-Lise Naud – Production et Diffusion : Julie Duchènes – Crédit photo : Anne-Laure Etienne

Production : Collectif A/R // Coproduction : La Manufacture, Aurillac / Théâtre d’Aurillac / Conseil Départemental du Cantal / Cie Samuel Mathieu – La Plateforme, Toulouse / Les Tombées de la Nuit, Rennes / Quelques p’Arts – CNAREP, Boulieu-les-Annonay // Accueil en résidence : La Manufacture, Aurillac / La Plateforme – Espace 13bis, Rieux-Volvestre / Hors Limite(s) La Friche Artistique – Cie Pernette, Besançon / Quelques p’Arts – CNAREP, Boulieu-les-Annonay / Le Pacifique – CDCN, Grenoble / La Pratique, Vatan // Accueil studio : CND, Lyon / Studio Lucien – Cie Propos, Lyon / La Maison de la Danse, Lyon / Le Parapluie – CNAREP, Aurillac / Camp de base – KompleX KarpharnaüM, Vaulx-en-Velin // Soutien : DRAC.

Presse et Avis :

Un immense merci à Annie Ernaux, pour avoir écrit de ce roman :

“Placement libre est un texte stupéfiant, qui nous mène de l’ordinaire, légèrement contrariant, pas plus, au vertige de l’être dans ce monde-ci, de la place dans le couple, le travail. Insensiblement, ce “tu” est devenu le mien, c’est un “nous” en réalité, femmes certes, hommes aussi quand ils ont le courage de s’avouer semblables à nous.”

Nouvelle Quinzaine Littéraire n°1171 , avril 2017 : « Notre part de liberté » :

« Ella Balaert interroge avec une grande justesse notre ancrage dans la société, dans le monde, dans l’humanité, à partir de notre quotidien… »   Susana Chagrani

https://www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr/mode-lecture/notre-part-de-liberte-1187

Médiapart, Emmanuelle Favier : « Le roman d’une lutte des places «  :

« Comment trouver sa place lorsqu’elle n’est pas assignée ? Et comment sortir de la place qui nous est assignée pour choisir la sienne propre ? Ella Balaert explore de l’intérieur notre inquiétude existentielle et la manière dont le monde contemporain exacerbe cette angoisse » .

Suivi d’un entretien :  https://blogs.mediapart.fr/emmanuelle-favier/blog/261116/ella-balaert-ou-le-roman-d-une-lutte-des-places?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

La cause littéraire, Martine L.Petauton : http://www.lacauselitteraire.fr/placement-libre-ella-balaert

« … Ella Balaert n’en est pas à son coup d’essai ; elle cisèle de temps à autre, et c’est toujours bienvenu, des écrits/essais/romans – genre habilement mélangé – qui nous parlent de femmes – elle les connaît bien, elle les aime – en prise avec leur époque (…) Une élégance, une précision du mot, des phrases vraies, drues, pour cerner, piquer au risque de la douleur – dans cette femme-là – ce qui fera sens dans les autres, toutes, et bien sûr, au premier chef, nous (….)»

Actualitté, Vriginie Troussier : « Au cœur de l’exil intérieur »

«  Ella Balaert a l’art d’éclairer ces errances flottantes, ces masques multiples que l’on revêt en attendant un sursaut, un réveil identitaire….(…) ça nous parle dans une universalité de l’expérience… « 

https://www.actualitte.com/article/livres/placement-libre-d-ella-balaert-au-c-ur-de-l-exil-interieur/6962

Lætitia Deprez, Le Courrier Picard : « L’angoisse d’être libre »

« Placement libre… nous saisit et nous surprend. On lit sans s’arrêter… Un chemin initiatique pour trouver sa place, son espace de liberté, 96 pages pour apprendre à dire Je. « 

Daily Nord, avril 2017 :  http://dailynord.fr/2017/04/placement-libre-ella-balaert/

          « … une écriture ciselée, impatiente, élégante, extrêmement féminine. Entre les lignes, sur les lignes, [l’auteure] s’adresse aux femmes qui cèdent leur place, qui n’ont pas l’existence souhaitée, pas d’existence du tout. Elle écrit pour ceux qui sont « expulsables », « éjectables »… Elle écrit pour nous tous. »   Athénaïse Merriaux

Yves Mabon (réseau Culture Chronique) sur son blog :

« … très beau portrait d’une femme actuelle … Fine et délicate, l’écriture nous amène au plus profond de ses réflexions et de ses sentiments et émotions, sans voyeurisme, par petites touches. »

http://www.lyvres.fr/2017/03/placement-libre.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_twitter&utm_campaign=_ob_share_auto

Sophie Adriansen, sur son blog Sophielit :

 » Ces pages, au cours desquelles naît une surprenante tension vers l’événement, sont un délice tant la langue qui y est proposée est juste et colle au propos. Dans cette spirale ascensionnelle qui aspire la narratrice, Ella Balaert interroge cette question de la place dans l’existence et invite à s’écouter pour mieux trouver sa manière, unique, forcément unique, d’être au monde…. »

https://sophieadriansen.wordpress.com/2017/01/27/placement-libre-ella-balaert/

Alexandra Oury-Blaire, dans La vie des livres :

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Montage d’Alexandra Oury-Blaire

« … Avec l’habileté et la précision qui la caractérisent, Ella Balaert noue un dialogue dans lequel le lecteur, attrapé de la première à la dernière page, peut percevoir toute son indignation « parce qu’en réalité, libre, non, tu n’as jamais trop su ce que cela signifie dans un monde où il y a des forts et des faibles, des riches et des pauvres, des premiers et des derniers rangs, des pots d’argile et des pots de fer… » Le constat est cruel mais à aucun moment l’écrivain n’invite au renoncement. Son texte, au contraire, encourage avec force à résister à la tentation – parfois légitime – de l’effacement… »

http://alexandra.oury.over-blog.com/2017/03/trouver-sa-place-avec-ella-balaert.html

Sophie Gauthier, août 2018 (les lectures de SohiesLesBasBleus, sur Babélio)

« Ce décalage entre le fait (aller au théâtre) et les enjeux fondamentaux qui s’y cachent donne une sensation de déchirement… L’écriture fine et précise se teinte d’humour pour injecter la vie dans ces fluctuations de la pensée… »

https://www.babelio.com/auteur/Ella-Balaert/35010/critiques?tri=dt

Extraits :

Lecture enregistrée par Esther Leneman dans les studios d’Europe 1 en décembre 2016

Lecture d’extraits : cliquer ici  .

« La tête te tourne un petit peu. Tu l’avais vu indiqué sur ton écran ce n’est pas une découverte que t’arrive-t-il, c’est à cause de ça n’est-ce pas, le goût de bile du billet, tu ne savoures rien du tout en fait, tu as deux places pour aller voir Denis Marescat mais si ça se trouve tu n’y verras rien, tu seras mal placée parce que les billets sont en Placement libre. Tu n’aurais pas dû réserver ces places. Où iras-tu t’asseoir? Et si tu es au dernier rang? Et si un chapeau ou si un chignon (oh comme tu le vois ce chignon avec une grosse barrette plantée dedans) vient se poser juste devant toi et te cacher la vue?
Que tu regrettes d’avoir acheté ces entrées au théâtre !
C’est le problème du placement libre : trois fois sur dix tu es mal placée et dix fois sur dix tu as peur de l’être. Tu prends en main la feuille de papier. Tu ne quittes pas des yeux le mot placement le mot libre. Tu ne verras pas Denis Marescat, tu le sens quelque chose va t’en empêcher. C’est écrit, là. »

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« Ta veste serrée autour de toi, tu marches sur le trottoir. Tu avances d’un pas régulier. Un homme face à toi vient droit sur toi. Une dizaine de mètres vous séparent. Tu le connais bien, cet homme qui marche face à toi. Parfois il porte un parapluie ouvert et se protège de la pluie, dans ce cas tu ne vois pas son visage, à peine le menton, mais de toute façon parapluie ou non, tu ne croises jamais son regard. Ses yeux, parfois. Mais pas son regard. Tu ignores son nom, son âge, son métier, s’il est marié ou non tu ne sais rien de tout ça, c’est peut-être la première fois que tu le vois mais tu connais bien sa manière de foncer sur toi, parfois il est jeune et parfois ses cheveux sont blancs, il avance en ligne droite. Il ou elle. Parfois c’est une femme. Ça ne change rien, ce n’est pas une question de  galanterie. Plus que quelques pas, tu pourrais hésiter, tu n’y penses même pas. Tu pourrais  modifier le destin. Et si ? Et si pour une fois ? Ça te traverse, à peine une pensée mais une petite hésitation du pied gauche au moment de le reposer.

L’homme avance sans ralentir ni dévier. Le trottoir est étroit. C’est toi au dernier moment qui t’écartes, toi qui descends du trottoir, qui poses le pied dans le caniveau, c’est toi, c’est toujours toi. Qui t’effaces, comme le mot est juste. On pourrait croire que c’est naturel. On aurait raison : c’est devenu naturel. C’est toujours toi qui le laisses passer. Ou la laisses passer. S’il pleut, c’est toujours toi qui hausses très haut ton parapluie en te hissant sur la pointe des pieds si l’homme est plus grand que toi, ou qui l’inclines sur la droite, pour qu’il occupe moins d’espace. Et alors c’est toujours toi qui te fais tremper. Aujourd’hui par chance, il ne pleut pas. »


Fictions de rue (20) : Meute sentimentale

La manifestation commençait à 23 heures.

David de la Mano (2)

En tête avançaient les jeunes, en manteau noir et robe blanche, des racés, âpres au gain et joueurs. Pressés d’arriver, d’en découdre et de tailler dans le vif, ils fonçaient en cassant tout sur leur passage et en menant grand tapage. Derrière eux venaient leurs pères, non sans une certaine lenteur de molosses, déterminés et sérieux.

À quoi dut-il de savoir que les Anciens, eux aussi, étaient là ? Pas au bruit, car ils étaient silencieux. Mais ils poussaient tout le monde devant eux, du nez, du bec, d’une crosse, d’une pique ou d’une fourche. De tout ce qui, venu de loin, venu de jadis, venu de l’enfance, assaille et attaque.

Quand il se réveillait, il lui fallait de plus en plus de temps pour rendre à son chenil la meute de ses cauchemars. Un effet de l’âge, peut-être. Ou de son époque.

David de la Mano (1)

Paris – David de la Mano


Fictions de rue ( 18 ) : Cette hauteur!

banquier

Il était bien, sur son petit nuage. Il pouvait passer n’importe qui, en bas. Il regardait cela de haut. Il avait pris ses quartiers au dernier étage. Vue directe sur le ciel.

Avec le temps, même tourner la tête le fatiguait. Et puis à quoi bon ? Ils ne méritaient pas son attention.

 

Paris –


En résidence d’auteur à la Médiathèque Départementale de l’Oise (septembre-novembre 2015)

Dans le cadre de son année de la femme, la Médiathèque de l’Oise m’a invitée à rencontrer jeunes et adultes dans 8 bibliothèques du département.

Thèmes de nos rencontres, en relation avec l’e-musée de l’objet :  la mémoire de la femme ouvrière, ses objets familiers, ses outils de travail. En attendant les textes, voici déjà quelques photos…

Au programme:

la fabrication des boutons près de Meru : (objets de la collection Médard-Delamotte à Amblainville, témoignages de Mr Bernard Prodhomme, Mme Christiane Anquetin)

  • En noix de coco : P1080394 P1080398
  • En nacre :P1080404 P1080400 P1080399
  • En corozo :rozoboP1080397

Fabrication des gants MAPA (schéma de la chaine de contrôle sur la quelle travaillait Annie)

P1080416 P1080424

Fabrication de dominos (nacre et bois) (coll. Jean)

P1080409P1080412

Brosseries de Tracy-le-Mont (coll. AMBO)

P1080440  P1080442 P1080441Brosse avec éclat d'obus de 1918 (le trait noir est un éclat d’obus de 1918)

la fabrication des thermomètres (Mme Nadia Chatin)

elle ne travaillait pas à en usine mais à la ferme: Marie-Claire nous a parlé des carnets d’identité de ses vaches et de la fabrication de ses crèmes

A venir: les dentelles de Chantilly… 

Autant d’usines qui ont fermé, peu à peu… Les conditions de travail y étaient parfois si pénibles qu’on ne les regrettera pas. Mais on sent partout le besoin de sauvegarder et transmettre la mémoire de ces savoir-faire.

Et de fermetures en délocalisations, le vide industriel qu’elles ont laissé dans la région est terrible.